Qui sommes-nous

Notre histoire

Michael Viljoen
© Michael Viljoen

L'organisation a été fondée en 2000 en réponse au déclin dramatique d’aires protégées résultant d’une mauvaise gestion et du manque de financements. African Parks utilise une approche entrepreneuriale claire pour préserver la faune et les zones sauvages qui restent encore en Afrique, sécuriser de vastes paysages et mener les activités nécessaires pour protéger les parcs et leur faune. African Parks met fortement l'accent sur le développement économique et la réduction de la pauvreté dans les communautés avoisinantes afin de s'assurer que chaque parc devienne écologiquement, socialement et financièrement viable à long terme.

Notre objectif est de gérer 20 parcs d’ici 2020, la répartition géographique des aires protégées et la représentation de différentes écorégions en font le portefeuille de parcs le plus vaste et le plus diversifié sur le plan écologique qui soit géré par une ONG sur le continent.

Le Challenge

Nous sommes au milieu d'une crise mondiale de la conservation et elle entraine la perte catastrophique d'innombrables espèces ainsi que la destruction accélérée de paysages sauvages. Les aires protégées sont dans une période critique où le nombre de parcs bien gérés diminue rapidement. Ceux qui ne sont pas gérés seront perdus, et ceux qui restent prendront plus de valeur et seront sans doute encore plus menacés. Les forces motrices derrière cela sont la demande insatiable de :

  • Produits de grande valeur : Des réseaux de braconnage de plus en plus militarisés chassent les éléphants, les rhinocéros et maintenant même les lions, attirés par le marché illégal de la faune sauvage qui représente 20 milliards USD par an.
  • Protéines : La demande en protéines sous forme de viande de brousse et de poisson augmente avec l’accroissement de la population humaine. En l'absence d'une application officielle de la loi ou de sanctions traditionnelles sévères contre l'extraction, de vastes zones d'Afrique sont en train d'être vidées de leur faune et de leurs autres ressources naturelles.
  • Demande en énergie : Les besoins en énergie sont une nécessité humaine fondamentale. La demande en énergie de bois de chauffage et de charbon de bois constitue un défi crucial et cause une perte importante d'habitats et d'espèces.
  • Terres : La conversion de terres pour le développement humain, notamment pour l'agriculture et l'énergie sous forme de charbon de bois et de bois de chauffage, entraîne un taux sans précédent de perte d'habitats et de fragmentation. Une fois que les habitats ont été détruits, il est presque impossible, en raison des coûts et de la politique, de les ramener à leur état naturel.

Le Modèle d’African Parks

Mandat de Gestion: 100% de Responsabilité

Jean Labuschagne
© Jean Labuschagne

African Parks a été le pionnier du modèle de Partenariat Public-Privé (PPP) pour la gestion des aires protégées, par le biais duquel nous assumons l'entière responsabilité et l'exécution de toutes les fonctions de gestion et rendons compte au gouvernement, qui est le propriétaire et qui détermine la politique. Ceci est concrétisé à travers trois approches : des accords à long terme (les mandats) ; la mise en place de solutions de financement (l’argent) ; et l’établissement d’une bonne gouvernance et d’une bonne gestion, en créant des entités juridiques distinctes enregistrées dans le pays hôte, avec un Conseil d’Administration représentatif des principales parties prenantes (la gestion).

Une fois le mandat, l'argent et la gestion en place, African Parks met en œuvre les cinq piliers ci-dessous qui englobent une multitude d'actions menant à la restauration d'aires protégées et, finalement, à leur durabilité à long terme.

  1. L’Application de la Loi : Une composante fondamentale pour la viabilité à long terme de tout parc.
  2. La Conservation de la Biodiversité : La gestion active de la faune et de ses habitats.
  3. Le Développement Communautaire : Le processus de construction de groupes de soutien - « constituencies » - pour la conservation par le développement économique.
  4. Le Tourisme & les Entreprises : Des parcs bien gérés contribuent directement aux économies locales et nationales.
  5. La Gestion et les Infrastructures : Essentielles à la gouvernance et à la gestion efficace de tout parc.

Nos performances

Compte tenu de la compétence et de l'expertise d'African Parks en matière de gestion des aires protégées, nous sommes bien placés pour parvenir à gérer 20 parcs d'ici 2020. Parmi nos principaux résultats, notons que : 

  • African Parks gère 16 parcs couvrant plus de 12 millions d’hectares, représentant sept des onze biomes écologiques du continent. C’est la zone la plus vaste et la plus diversifiée sur le plan écologique en Afrique sous gestion pour une ONG de conservation en Afrique.
  • Nous avons mis en place la plus grande force, et elle est en croissance, de lutte contre le braconnage pour une organisation de conservation en Afrique, avec 1.000 rangers. Nos rangers sont souvent la seule force stabilisatrice dans certaines des régions les plus reculées et les moins bien desservies d’Afrique. Rien qu'en 2018, ils ont confisqué 59.322 produits illicites issus de la faune, 16.863 pièges et 797 arrestations ont été effectuées dans les parcs.
  • Au Malawi, la Réserve de Faune de Majete a été transformée d’un parc dépourvu de vie sauvage en un parc des « Big Five » employant plus de 490 personnes et générant plus de 560.000 USD de recettes touristiques en 2018. Majete a été l’un des réservoirs sources de la translocation historique des éléphants, lors de laquelle 520 éléphants et 2.000 têtes de gibier ont été transférés de Majete et de Liwonde à Nkhotakota. À ce jour, Majete n'a pas perdu un seul rhinocéros ni un seul éléphant suite au braconnage. En 2018, la réserve a reçu une population fondatrice de 13 girafes d'Afrique du Sud.
  • Au Chinko, en République Centrafricaine, nous avons réussi à maintenir 20.000 km² du parc exempt de bétail et de braconnage. Pour la première fois depuis des années, les populations de buffles, de bubales, d'hippopotames et de cobes defassa sont en train de rebondir. En 2017, 380 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont fui vers le Chinko pour se protéger. Elles ont volontairement été réinstallées chez elles en 2018, une fois la violence retombée, et 32 de ces personnes ont été embauchées en tant qu'agents de sensibilisation à la transhumance pour aider à renforcer les limites du parc.
  • Les efforts répressifs déployés par les forces d’application de la loi dans le Parc National de Zakouma au Tchad ont permis à la population d'éléphants de réaugmenter pour la première fois en plus d'une décennie, et 560 individus ont été dénombrés en 2018. Depuis 2013, 24 écoles ont été construites et 6.646 enfants ont été scolarisés. Plus de 25.000 touristes ont visité le parc depuis 2010 dont 50% étaient des ressortissants tchadiens, et plus de 1,7 million de dollars ont été générés grâce aux recettes du tourisme. Zakouma est aujourd'hui l'un des plus gros employeurs de la région.
  • Depuis 2010, le Parc National de l'Akagera au Rwanda est devenu durable sur le plan écologique, social et économique. En 2015, les lions ont été réintroduits dans le parc après avoir été éradiqués par le braconnage dans les années 1990. Depuis, la population a triplé. En 2017, 18 rhinocéros noirs de l’Est ont été réintroduits avec succès, conférant au parc son statut de « Big Five ». En raison de la faune florissante, le tourisme à l’Akagera a augmenté de 550% avec plus de 44.000 touristes dans le parc en 2018, dont la moitié étaient des ressortissants rwandais, générant un chiffre d'affaires record de 2 millions de dollars, ce qui permet au parc d'atteindre son auto financement à 80% et qui revient au parc et aux communautés locales.
  • Au Parc National de la Garamba, souvent qualifié de point zéro quand il est question des guerres de braconnage d'éléphants, notre stratégie d'application de la loi remaniée en 2016 a permis une réduction de 98% du braconnage d'éléphants et une augmentation des nombres d'espèces fauniques importantes. Avec cette sécurité accrue, nous avons commencé à mettre en œuvre une initiative de développement durable responsable qui aura un impact sur plus de 100.000 personnes vivant autour de la Garamba, qui fournira une électricité fiable et développera des installations éducatives, médicales et d'approvisionnement en eau.

 

 

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