Iona

Angola

Le parc

Iona est l'un des plus grands parcs d'Angola. De nombreuses espèces de reptiles, de plantes et d'oiseaux ne se trouvent que dans cette écorégion.

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© Martin Rickelton
oryx
© Martin Rickelton

Ce parc est situé à l’angle sud-ouest de l’Angola, au cœur du plus ancien désert au monde. Il est contigu au Parc national de Skeleton Coast, en Namibie, lequel jouxte celui du Namib-Naukluft. À eux trois, ils forment l’une des plus vastes zones de conservation transfrontalière de la planète : ils couvrent près de 50 000 km², dont Iona compose près de 30%. Son vaste paysage comprenant un littoral atlantique de 160 km de long a reçu en 1937 la désignation de réserve, avant d’être élevé au rang de parc national en 1964. Cependant, la guerre civile tragique qui a déchiré l’Angola pendant près de quatre décennies a éradiqué les populations locales de rhinocéros et d’éléphants, détruit de nombreuses infrastructures et occasionné de graves difficultés aux communautés locales. Plusieurs espèces fauniques sont cependant parvenues à conserver des populations viables – zèbres, oryx et springboks – et des populations résiduelles : guépards, léopards et hyènes brunes.

Cet écosystème spécial possède un fort niveau d’endémisme : de nombreuses espèces de reptiles, de plantes et d’oiseaux ne se trouvent en effet que dans cette écorégion. Le gouvernement angolais a vu le potentiel et la virtualité que recèle la biodiversité unique de ce site parmi les plus extraordinaires du continent. C’est pourquoi, en décembre 2019, il a invité African Parks à l’aider à concrétiser cette intuition, en veillant sur ces écosystèmes terrestres et marins dont la viabilité profitera longtemps aux populations.

Faits marquants

  • iona
    © Ted Woods
    Iona est le plus grand parc d'Angola et le 17e parc dont African Parks assume la gestion.
  • La côte du désert Atlantique constitue un produit unique, offrant au parc un potentiel élevé de développement en faveur du tourisme et de la réintroduction d'espèces clés à même de bénéficier grandement à l'économie et aux populations locales.
  • Cet écosystème particulier a créé une zone à endémisme élevé : de nombreuses espèces de reptiles, de plantes et d'oiseaux n’existent que dans cette écorégion.
  • Ce nouveau parc ajoute au portefeuille d'African Parks un nouveau biome, le désert du Namib. Quant à l'expansion possible dans la réserve marine, elle pourrait également donner en gestion un autre environnement marin, très différent de celui de Bazaruto.
  • Vu le soutien institutionnel local et la relativement faible densité de population et de bétail, nous sommes confiants d’obtenir l'adhésion à des pratiques de gestion durable propres à assurer la survie de ce paysage fragile.

A l’Horizon

Il existe un potentiel énorme de développement de ce parc, avec pour objectif d'y promouvoir le tourisme au profit de l'économie locale et des communautés. Le parc représente une destination de choix pour ses espèces et son paysage uniques, mais il nécessite de nombreuses infrastructures. Nos principales priorités seront l'application efficace des lois et l'engagement communautaire. Nous comptons faire croître le nombre d’individus des espèces actuellement présentes ; par ailleurs, plusieurs espèces de mammifères ayant disparu du parc, nous envisageons d’éventuelles réintroductions futures d'éléphants, de rhinocéros et de lions.

Nos partenaires

Fin décembre 2019, African Parks a signé un accord de gestion à long terme avec le ministère angolais de l'Environnement (MINAMB) et l'Institut national pour la biodiversité et les aires protégées (INBAC). La cérémonie officielle de passation de la gestion a eu lieu le 31 janvier 2020.

  • MINAMB
    A propos du Ministère Angolais de l'Environnement (MINAMB) et de l'Institut National de la Biodiversité et des Aires de Conservation (INBAC)
    Le Ministère de l'Environnement (MINAMB) est le Département ministériel auxiliaire du Président de la République et Chef du Pouvoir Exécutif. Sa mission est de proposer la formulation, la conduite, l'exécution et le contrôle de la politique de l'Exécutif en matière d'environnement dans le domaine de la protection, la préservation et la conservation de la qualité de l'environnement, la lutte contre la pollution, la biodiversité terrestre et aquatique, les aires de conservation et la mise en valeur du patrimoine naturel, ainsi que la préservation et l'utilisation rationnelle des ressources naturelles renouvelables et inépuisables. L'Institut National de la Biodiversité et des Aires de Conservation (INBAC) a été créé pour assurer la mise en œuvre de la politique de conservation de la biodiversité et la gestion du système national des aires de conservation.